Aujourd'hui
la revue 
 S.U.R.R.
Résistance
Les Editions 
 surréalistes
Chrono
Les Amis
Chimères
Expos

Miss Griff noire, aiguë, crochue, vibrante, écorchée vive. Voix rauque, prend à partie, invective, métallique. Éclate, se recroqueville, se jette et se dresse. AIME ! Énorme violence, énorme tendresse. Fascination, amour pour lui, l’autre fou. Blasphèmes, hurlement, cri de vie et de mort. Métamorphose. Affublée, se dépouille. Touche au creux du cri de notre souffrance de femme. L’homme, présent aimé banni. « I m’dit ! » terriblement humain, fort terrifiant et si fragile aussi : lettre papiers froissés petit crâne en creux de main. « I m’dit ». Miss Griff, Nicole Charpial, a fait sa « messe » au théâtre de l’Opprimé aux « Rencontres des théâtres de l’Autre ». à Paris. Elle donne aussi des conférences. Nous serons aux prochaines.        Anny Bonnin

Les rêves et les moyens de les diriger, par Hervey de Saint-Denys

Réédition (pour la première fois, intégrale) de cet ouvrage magnifique mais peu diffusé, et que Freud lui-même ne put se procurer, ni consulter (« malgré, disait-il, tous mes efforts »). Grand merci au responsable de ce travail, Roger Ripert, et à Betty Schwartz qui l’a secondé, pour nous offrir, en plus, un second volume de 300 pages sur un homme et un auteur dont, avant eux, on ne savait strictement rien. Suite à des recherches, passionnantes sans doute (mais ô combien difficiles !), ils nous livrent ainsi une mine de documents inédits, sur cet athlète des états seconds : photos, dessins, portraits, correspondance, etc. L’entreprise est d’autant plus méritoire qu’elle a été menée en toute indépendance, de A jusqu’à Z, sans aides ni subsides de l’université ou d’autres organismes officiels, lesquels (il faut bien le dire) à la différence de poètes comme Breton ou Hardellet, se fichent d’Hervey et de ses rêves comme de colin-tampon.

J-P. Guillon

Éditions Oniros, BP 30, 93451, Île-Saint-Denis cedex.

Michel Zimbacca

Michel Zimbacca

Le lundi au soleil

De même qu’à l’issue du mouvement de décembre 1995, furent recueillis les « éclats et pépites » qui s’échangèrent alors sous le signe de la rage et de la révolte, recueillis par des individus qui ne voulaient pas mâcher la besogne d’historiens futurs mais porter ce feu sous la cendre de jours moins fastes, de même nous est offert « le lundi au soleil, recueil de textes et de récits du « mouvement des chômeurs », cahier n°1, novembre 1997- avril 1998 », concocté par « la bande à 35 heures par jour » et édité par celle-ci avec le concours de L’Insomniaque en juin 1998. À lire, parce que se hurle là un désir de transformation radicale, par des voix multiples pleines d’humour et d’imagination subversive, parce qu’« aujourd’hui, des « chômeurs, précaires et leurs amis » organisés dans des dizaines de collectifs, souvent en rupture, voire étrangers aux syndicats, partis et associations officielles, poursuivant un combat qui pose nombre de questions essentielles : celles du travail, du chômage, de l’activité, de l’argent, de l’Etat... et commencent à y répondre. »

Guy Girard